Buch 
L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
Entstehung
Seite
383
JPEG-Download
 

on les desséchait à la fumée. Le raisin d’Albe était leplus propre à ce mode de conservation :

Rectius Albanam fumo duraveris uvam.

(Horace, ,lib. h, Sat. 4.)

Le mot citrium ou citreum désignait primitivementnon-seulement les citrons, mais encore les limons,les oranges, les cédrats. Ce n’est qu’assez tard quele citronnier, originaire de Médie, fut acclimaté enItalie ; il ne l’était pas encore au temps de Pline.Cependant Virgile le décrit dans les Géorgiques(livre ii). On s’en servait alors comme remède contreles enchantements, et comme antidote de plusieurspoisons.

L’opinion générale des médecins de l’antiquité estqu’il fallait manger les fruits froids et humides aucommencement du repas ; et à la fin les fruits secs,tels que les noix , les amandes, les châtaignes , etc.L’usage de distribuer des noix aux enfants dans lesnoces indiquait qu’on renonçait à ces jeux de l’enfance,dont Ovide parle avec tant de grâce dans son petitpoëme De Nuce.

Da nuces pueris, inersConcubine. Satis diùLusisti nucibus : LubetJam servire Thalassio.

Concubine, nuces da.

(Catulle , Éphital.)