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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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en holocauste des troupeaux à Dieu. On ne comprendpas d’ailleurs l’emploi que les peuples pasteurs,pêcheurs ou chasseurs, que l’on trouve au berceaude toutes les sociétés, auraient pu faire des produitsde leurs troupeaux, de leur pèche ou de leur chasse,s’ils n’en avaient fait essentiellement un objet de con-sommation. Enfin nonobstant les arguments que Plu-tarque, aussi mauvais physiologiste qu’il est grandécrivain, développe au long après Pythagore ( Convi-valium questionum, lib. i), en vue de prouver quel’homme n’est pas organisé pour le règne animal, ilserait aujourd’hui parfaitement oiseux de se mettreen frais pour prouver la thèse contraire ; et l’on nepeut admettre que l’homme ait pu longtemps, à quel-que époque que ce soit, se contenter du régimevégétal. Hérodote, qui date pourtant d’assez loin,paraît un partisan convaincu du régime animal, auquelil attribue la longévité des Éthiopiens, en oppositionavec la moindre vitalité des Perses qui se nourris-saient principalement de céréales. Il paraît, au reste,que Pythagore lui-même n’interdisait pas d’une ma-nière absolue l’usage de la chair ou celui de tous lesanimaux indistinctement , mais qu’il défendait seule-ment certaines parties de l’animal. (Voy. Plutarque,Vie d'Homère .)

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