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Le porc tomba le premier, au dire d’Ovide, sousle fer du sacrificateur. On l’immola à Cérès à causedes dégâts qu’il causait dans les champs :
. Et prima pulatur
I-Iostia sus meruisse mori, quia semina pandoEruerit rostro, spemquejnterceperit anni.
(. Métarn lib. xv.)
Sa chair lourde, mais savoureuse et substantielle,jouit dès l'antiquité d’une faveur populaire. Un quar-tier de lard ou de pore fumé était pour les premiersRomains un régal qu’on ne servait que les jours defête :
Sicci terga suis , rara pendentia crate,
Moris erat quondam festis servare diebus,
Et natalitium cognatis ponere lardum....
(Juvénal, Sat. xi.)
En ce temps-là tout citoyen cultivant sur son fondstenait à honneur d’élever des porcs : « Quis nonaudierit patres noslros dieere ignavum et sumptuosumesse qui succidiam in carnario suspenderit potiùs abianario quàm ex domeslico fundo ? (Varron, De rerusticâ, lib. u.) Les choses, on le sait, changèrentbien par la suite ; à celte antique simplicité succédè-rent tous les raffinements de la sensualité. Presquetoutes les parties de l’immonde mammifère étantbonnes à manger, on leur fit sullir une foule de pré-