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à l’engraissement de ce rongeur dans des garennesappelées leporaria, où l’on élevait le lièvre commun(lepus timidus ), le lièvre variable (l. variabilis),et le lapin (J. cuniculus ). C’est à l’épaule que lesamateurs donnaient la préférence :
Fecundi leporis sapiens sectabitur armos,dit Horace, qui y revient encore ailleurs :
Et leporem avulsos, ut multô suavius armos.
Quam si cum lumbis quis edit.
Coriace et excitante en Orient, la chair de cemammifère avait été proscrite par Moïse et par Ma-homet. Hippocrate l’avait accusée d’étre échauffante,et Galien d’être indigeste; mais l’un et l’autre regar-daient son sang comme un mets très-délicat. On avaitprétendu à une certaine époque qu’en mangeant dulièvre, on acquérait pour sept jours le privilège de labeauté. Tel est le sens de celte épigramme de Martialà une personne fort laide, du nom de Gellia :
Cum leporem mittis, semper mihi, Gellia, mandas :
« Septem formosus^ Marce, diebus eris. »
Si non déridés, si verum, lux mea, narras,
Edisti nunquam, Gellia, tu leporem,
(Martial, lib. S.)
Pline qui rapporte cette croyance moitié sérieuse-ment, moitié en riant (lib. xxviu, cap. 19), ne sait