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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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trop quel fondement lui donner. Je crois que l’expli-cation s’en trouverait dans l’opinion qui attribuait ausang de cet animal la propriété de faire disparaîtrecertaines taches du visage. On s’en sert encore,dit-on, au cap de Bonne-Espérance contre lery-sipèle.

Un autre rongeur dont la chair, d’assez bonnequalité, n’est plus mangée aujourd’hui qu’en Italie, leloir gris (myoxus glis), était engraissé à Rome, oùl’on en faisait grand cas, dans des espèces de tonnesen terre cuite, où on le nourrissait de glands et dechâtaignes.

II. Oiseaux. — Les Romains qui, avant la troisièmeguerre Punique, ne mangeaient pas d’oiseaux exoti-ques ou rares, — la loi Fannia n’ayant autoriséjusque-là que les poules et les pigeons (Pline,lib. xxix), — consacrèrent par la suite des dépensesconsidérables à l’élève des oiseaux, qu’ils renfer-maient au nombre de plusieurs milliers dans d’im-menses volières (aviaria ornithones), où on les en-graissait avec de la farine, du lait, etc.

Pascitur et dulci facilis Gallina farina.

Pascitur et tenebris ; ingeniosa gula est.

(Martial, lib. xm.)

Souvent, en effet, pour atteindre plus sûrement ce