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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Jnguina torquati tardant hebetantque palumbi, ()( 9 j>Non edat hanc yolucrem qui cupit esse salax.

(Martial.)

Alexandre le Grand, frappé de la beauté du paon,qu’il voyait pour la première fois dans sa campagnede l’Inde, le fit connaître en Grèce et défendit qu’onle tuât. Les habitants de l’ile de Samos, où cetteespèce paraît s’être répandue d’abord selon Athénée( loc. cit.), le consacrèrent à Junon, et frappèrentdes médailles à son effigie, qui reparurent plus tardsur quelques pièces sous les impératrices Faustine etPauline. Ce bel étranger fut longtemps un simpleobjet de curiosité très- rare à Athènes même, où on lemontrait au peuple à chaque noménie ; et même chezles Hébreux, puisqu’on le voit figurer parmi les pré-sents que Salomon fait aux rois. Mais les Romains nese bornèrent pas toujours à l’admirer, ils furent cu-rieux de connaître le goût de sa chair, et l’orateurHortensias donna le premier l’exemple de le servir àtable. Son exemple ayant été suivi, ditBuffon, le paondevint très-cher à Rome. On l’y payait jusqu’à huit àneuf cents sesterces, mais plutôt par ostentation quepar raffinement gastronomique, car sa chair (si l’onen excepte celle du paonneau) assez peu savoureuse,et dure à ce point que saint Augustin prétend quellerésiste à la putréfaction (De Civit. Dei ), n’avait rien