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de bien appétissant pour des palais délicats. C’est cequ’exprime assez Horace lorsqu’il s’écrie, indigné dumauvais goût de ses concitoyens :
.Nùm vesceris istâ
Quam laudas pluma? Cocto nùm adest honor idem?
Juvénal lui attribue même des indigestions et leurssuites fatales :
Pœna tamen præsens, cum tu deponis amictus
Turgidus, et crudum pavonem in balnea portas :
Ilinc subitæ mortes, et intestata senectus.
(. Sat. i.)
On en servait néanmoins dans tous les repas dis-tingués. C’était la dinde aux truffes des Romains dece temps-là. Un certain H. Pansa passa pour un ladreet se perdit de réputation auprès des gastronomes,pour avoir donné un festin où l’on n’en avait pasprésenté. (Cuvier, loc. cit.) Pline cite un individuqui gagnait annuellement 12,500 fr. à les engraisser.Leurs œufs étaient aussi très-appréeiés. — Un passaged’Olivier de Serres (seizième siècle) prouve qu’onen faisait encore un grand cas de son temps :« Le roi de la volaille terrestre, dit-il, en cequ’on ne peut rien voir de plus agréable que lemanteau de cet oiseau, ni manger une chair plus