des propriétés vénéneuses dont rien n’atteste l’exis-tence.
Les grives (turdï), de même que les merles, étaientengraissées, dans des volières avec de la farine etdes figues, auxquelles elles devaient probablement lasaveur délicate qui les fait célébrer par Horace et Mar-tial. Varron qui entre dans de longs détails à ce sujet(lib. m, loc. cit.), en possédait dans sa métairie jus-qu’à cinq mille, qui lui constituaient un fort beaurevenu. Servi d’abord exclusivement, dit Columelle,dans les festins publics, cet oiseau devint par suitedes progrès du luxe d’un usage vulgaire.
Les grues, que l’on dédaigne aujourd’hui, nefurent pas toujours méprisées ; les Romains les fai-saient venir de Mélos, et les engraissaient après leuravoir cousu les paupières.
Les cigognes furent longtemps respectées à causede la guerre qu’elles font aux reptiles nuisibles. Ainsi,en Tlicssalie, le meurtre de l’un de ces oiseaux étaitpuni comme un homicide (Pline, lib. n) ; mais oncommença à en manger sous le règne d’Auguste.
Tutus erat rhombus, tuloque ciconia nido,
Donec vos auctor docuit prætorius.
(Horace, lib. n, Sat. 2.)
Un autre personnage de la même époque, du nom