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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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ses œufs, comme on le voit dans Galien, dans Athénée,dans Plaute, où elle est désignée sous le nom depasser marinus. II paraît même qu’Apicius, ce maî-tre en sensualité, avait enseigné la manière de l’ac-commoder avec force condiments pour favoriser ladigestion de sa chair coriace. Les rois Perses en fai-saient aussi servir sur leur table (Athénée, loc. cit.),et l’on voit Héliogabale offrir dans un repas six centstêtes de ce-géant des oiseaux, pour en faire mangerles cervelles. — On sait que des peuplades entières,qui en tirent leur nom de slrutophages, en mangentencore de nos jours en Afrique.

Les oies fort estimées en Égypte, en Grèce , furentd’abord épargnées à Rome, par un sentiment dereconnaissance patriotique pour le service quellesavaient rendu en sauvant le Capitole. Plus tard, on lesservit sur les meilleures tables. On les engraissait avecdes figues pour augmenter le volume du foie, donton se montrait dès-lors très-friand :

Pinguibus et ficis pastum jecur anseris.

(Horace.)

pour le rendre plus délicat, on le plongeait dans unbain de lait ou de vin cuit. On regardait aussi commeun mets très-savoureux les palmures des pattes accom-modées avec des crêtes de coqs. — Du canard, les