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gourmets ne mangeaient que la poitrine et la cervelle :
Tota quidem ponatur anas ; sed pectore tantùmEt cervice sapit ; cœtera redde coquo.
(Martial.)
Les Romains élevaient aussi la sarcelle (anas quer-quedula), qu’ils nourrissaient de millet trempé dansl’eau. — Je ne parlerai pas de la foule de petitesespèces, bec figues, fringilles, alouettes, etc., qui,pour tenir moins de place à table, n’en étaient pasmoins estimées des connaisseurs, et je me hâte d’ar-river à une autre classe de vertébrés qui jouèrent ungrand rôle dans le régime alimentaire des anciens.
III. Poissons. — Dans ces régions stériles et glacéesoù l’homme ne trouve guère sa nourriture que dansle produit de sa pèche : dans ces contrées plus heu-reuses même où, par suite du voisinage de la mer oude grands cours d’eau, on se procure ce genre d’a-liments avec une grande facilité, les poissons ont dû,de tout temps, faire la base de l’alimentation. Cepen-dant s’il eu faut croire quelques auteurs de l’antiquité,ces animaux n’entraient pas dans le sobre régime despremiers habitants de la Grèce :
Piscis adhùc ille populo sine fraude natabat,Ostreaquc in conchis tuta fuêre suis.
(Ovide, Fastes 6.)