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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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Les héros d’Homère ne mangent que des viandes.Il semble que ces poissons que leur offraient enabondance les mers qui baignaient les rives de leurpatrie, eussent été pour ces rudes combattants unenourriture trop délicate, et bonne seulement auxvieillards ou aux femmes :

La table de Patrocle et du fils de PeléeDe plats multipliés n’était point accablée ;

Dans les jours d’appareil, une biche, un mouton,Suffisaient au dîner des vainqueurs d’Ilion.

(Berciioux, La Gastronomie .)

*

Plusieurs peuples même firent de certains poissonsl’objet d’un culte, et s’en abstinrent par motif reli-gieux, tel le silure que l’Égypte entretenait dans seslacs comme un animal sacré ; tel à Babylone le dieu-poisson Oannès, sorti de la mer d’Érylhrée pour ci-viliser les hommes. Quelques espèces furent consa-crées à des divinités spéciales : la dorade à Vénus, lemulet à Hécate, le bogue à Mercure, une espèce desole à Apollon. Malheur à celui qui attirait dans sesfilets l’un de ces poissons sacrés, il expiait aussitôtson sacrilège par un châtiment terrible, l’un devenaitfou, un autre aveugle, etc. Martial raconte la tristeaventure d’un pécheur Lybien frappé subitement decécité à la suile d’un tel méfait. — Ces idées supers-titieuses avaient-elles leur source, comme semble le