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primitives succéda, sous l’influence de besoins nou-veaux et de l’accroissement des richesses, une plusgrande variété dans l'alimentation : lorsqu’enfin avecles philosophes et les rhéteurs arrivèrent à Rome lescuisiniers et les professeurs d'épicuréisme, les pois-sons parurent plus fréquemment sur les tables ;d’abord dans les occasions solennelles, comme le jourlustral, les repas de noces ; plus tard sur toutes lestables somptueuses, où ils finirent par occuper lepremier rang. Le luxe qu’on avait déployé pour lesoiseaux fut encore dépassé par celui qu’on montra ence genre. On voulait goûter de tout, et l’univers futmis à contribution par ces grands ravageurs de laterre. « Combien d’hommes un seul ventre met enmouvement! » disait Sénèque.
Rien ne suffit aux gens qui nous viennent de Rome ;
La terre et le travail de l’homme
Font pour les assouvir, des efforts superflus.
Occupés à dévorer leur patrimoine dans de folleset ruineuses orgies, les descendants de ceux qui li-raient naguère leur surnom des vicloires de Numanceou d’Isaurie se faisaient honneur de devoir le leur àla conquête d’un poisson ; tels les Licinius Murœna ,les Sergius Orata , etc. C’est ainsi que Cicéron ap-