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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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liants, pour 900,000 francs de poissons tirés despiscines de ce personnage, désespérait-il du salutd’une ville dans laquelle on donnait, disait-il, plusd’argent pour avoir un poisson que pour acheter unbœuf. Martial faisant allusion aux dépenses énormesdans lesquelles s'engouffrait la fortune d’un certaingastrolâlre du nom de Calliodore, qui avait vendu unesclave pour souper d’un barbeau, s’écriait:

Exclamare libet, non est hoc, improbe, non est

Piscis, homo est ; hominem, Calliodore, voras.

Quant à l’opinion que les médecins de l’antiquitéeurent de celte classe d’aliments, elle leur fut géné-ralement favorable. Hippocrate et Galien la recom-mandent dans plusieurs de leurs traités comme unenourriture salubre ; un mezzo termine entre le régimevégétal et le régime animal, fort convenable aux con-valescents, et même dans plusieurs genres de mala-dies , quoique les poissons offrent autant de différencesous le rapport de leur digestibilité et de leurs pro-priétés restaurantes, que sous celui de leur saveur.On établissait, au point de vue de leur origine, unedifférence fondée peut-être autant sur la sensualité quesur les propriétés hygiéniques. On donnait la préfé-rence aux espèces marines comme plus nourrissanteset plus saines ; et parmi celles-ci, on faisait même une