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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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fifèèe, surtout quand elles venaient d’Ephèsé.—H y avaitaussi dans la capitale des Césars des escargolteresdu parcs à escargots {hélix). On ne se contentait pasdes espèces indigènes : on en faisait venir de l’Illyrie,de l’Afrique, etc. On les engraissait avec de la farine,mêlée à du vin bouilli, et s’il en faut croire Pline, onen voyait acquérir un volume énorme par ce régime.—Ifès spondyles {huître épineuse) n’étaient pas moinsrecherchées. Les glands de mer {balanes) passaientpour un aliment très-délicat; on estimait surtout ceuxqui Venaient des rivages de l’Egypte. L 'anatife pousse-pied (analifera lepas) , qu’on mange encore au-jourd’hui sur les côtes de la Normandie et de laBretagne, était regardé comme anaphrodisiaque.

B Mec ces différents coquillages, et notamment avecles huitres, les langoustes, les écrevisses, les murex,les pétoncles, les sèches, les calmars, les peignes, onfaisait des espèces de saucisses, iscia ex piscibus,analogues aux préparations de charcuterie dont nousavons parlé précédemment.

Il ne me reste plus qu’à mentionner, pour achevercelte revue du règne animal, quelques espèces derayonnés qui avaient leur place sur les meilleurestables : tels les oursins {ecliinus esculenlus), metsdélicat qui passait pour stimuler l’appétit ; les ascidies