— 437 —
jiives, illi glaciem polant; servatur algor æslibus,excogitaturque ut alienis mensibus nix algeat. » (Pline,lib. xix, cap. îv.) — Néron donna le premier l’exem-ple de faire bouillir l’eau pour lui enlever la cruditéque la neige était supposée lui donner, et de la verserensuite dans des vases en verre entourés de neige.(Pline, lib. xxxi, cap. ni.) C’est Vaqua décoda dontJuvénal célèbre les agréments dans les vers suivants :
Si stomachus domini fervet vinoque ciboque,Frigidior Geticis petitur decocta pruinis.
(Sat. 5.)
Et Martial :
Calidam poscis aquam, sed nondùm frigida venit :
Alget adhuc nudo clausa culina foco (2).
Martial.
Sénèque demande s’il n’est pas insensé de se mettreen colère, parce que la table est mal servie, parce quel’on n’a pas apporté de l’eau assez chaude... (De ira,lib. n, cap. xxv.) Voy. aussi sur ce sujet Pline, lib. vu,cap. liv, et Tacite (Annal, lib. xm.)
tamis ou passoire en métal ou en étoffe, cohim, qu’on remplissait deneige, sur laquelle on versait le vin. Le colum était ptacé sur la coupeà boire.
(5) On se servait, à cette intention, de vases ou serpentins à traversles tuyaux desquels l’eau qui y circulait s’échauffait graduellement, enpassant plusieurs fois au-dessus du foyer. (Sénèque, quest. natur. i, 3.)