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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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posait de vin vieux qu’on faisait cuire avec partieégale de miel. On y mêlait ordinairement divers aro-mates. Celui que l’on composait avec du falerne et dumiel de l’Atlique était un breuvage très-apprècié desgourmets ; on le servait volontiers au commencementdes repas. Il y avait encore une espèce de vin mielléque l’on préparait avec le muslum, et où l’on ajoutaitdu sel. (Pline, lib. iv, cap. n.)

Les nations auxquelles la culture de la vigne étaitinterdite y suppléèrent, dès la plus haute antiquité,par des boissons préparées avec de l’orge fermentée.C’est, à quelques différences près, le £ù5ov des Égyp-tiens, le césia des Ibériens, le cervisia des Gaulois etde la Germanie : boissons dont les médecins de l’an-tiquité faisaient peu de cas. — Enfin, sans parler duvin de palmier en usage dans l’Inde, etc., les anciensconnaissaient aussi l’art de préparer, soit avec le cor-mier, soit avec* différentes espèces de poirier ou depommiers, une boisson, sidra ou sicera, analogue ànotre cidre. Les dattes, les figues, les grenades, lesmures, etc., servaient aussi à préparer des vins arti-ficiels. — Le posca était tout simplement notreoxycrat, ol-uxoaTov, c’est-à-dire, de l'eau additionnéede vinaigre. On en distribuait souvent aux soldatsRomains en campagne. — Enfin, le cyceon était une