Buch 
L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
Entstehung
Seite
445
JPEG-Download
 

445 —

comme la ciguë. Pline, qui nous donne ces détails,parle d’individus qui entonnaient des vases énormesde -un pour le vomir aussitôt, puis recommencerdeux et trois fois ce même exercice ; « comme s’ilsétaient nés, dit-il, pour perdre du vin, et comme sicelte liqueur ne pouvait se perdre qu’en passant parle corps humain. » (Lib. xiv, classiq. Nisard.) EtMartial, en parlant d’une contemporaine :

.Non cessât priùs, aut recumbit ante

Quàm septem vornuit meros deunces.

(Lib. vu, Ép. 66.)

J’eusse aimé à entrer dans quelques autres détailssur les mœurs de la table à celte époque de l’histoire,et sur les coutumes très-curieuses qui s’y rattachent.-Mais qui a lu, dans le Salyricon de Pétrone, le souperde Triinalcion, peut se faire une idée de leur recherchedissolue; j’eusse été condamné, d’ailleurs, à répéterce que l’on trouve dans d’excellents livres (voirentr’autres le Traité des Festins , par Muret, 1682 ;le Dictionnaires des Antiquités, de P.ich; Rome ausiècle d'Auguste, etc.)

Quelle impression rapporte-t-on de cette excursiondans la bromatologie des deux grands peuples qui,en une foule de choses, nous ont servi de modèles?Cette impression, il faut le dire, leur est peu favo-