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A qui persuadera-t-on que ces vius épais et grumeleuxqu’au ne pouvait boire qu’en les étendant d’eau va-laient les vins de nos bons crus ? Macrobe nous décritle menu d’un festin pontifical donné pour l’inaugurationde Lentulus. 11 faut lire cela pour juger quelle incohé-mreuce, quelle absence de toute règle comme de toutedonnée hygiénique régnaient dans ces banquets solen-nels, dont la réputation était pourtant proverbiale.
« On servit, dit-il, pour entrée des oursins, des huîtrescrues à discrétion, des cames-pbolades, des huîtresépineuses ( spondyles ), des grives et des asperges. —Ce premier service fut relevé par une poularde, unplat de cames-pholades et d’huîtres cuites, des glandsde mer ( balanes ) noirs et blancs. Ou présenta ensuite,pour la seconde fois, des huîtres épineuses, puis degraudes cames, des orties de mer (ascidies ), des bec-ligues , des rognons, des quartiers de chevreuil et desangliers, des volailles frites, des murex et des pour-pres. — Enfin, pour dernier service, on apporta destétines de truie, une bure de sanglier, un plat depoissons, des canards, des sarcelles bouillies, deslièvres, des volailles rôties, de la bouillie et despains de Picenum. (Salurn., lib. u, cap. xix.)
Que dire maintenant, au point de vue de l’hygiène,