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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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ordonnances, et an ton dogmatique qui en était insé-parable, disposait favorablement les malades, auxquelsil semblait que de la bouche d’hommes aussi graves,aussi doctes, il ne devait sortir que des oracles. On. ne peut disconvenir, d’ailleurs, que les praticiens dece temps-là ne fussent plus érudits que ceux du nôtre,plus versés surtout dans la connaissance des anciens.Il ne nous reste guère de temps aujourd’hui pour lire,encore moins pour écrire (1). Tout cela avait peut-être un certain vernis de pédantisme qui prêtait vo-lontiers à la raillerie. Mais le débraillé de notre époqueet le décousu de nos doctrines, nous ont-ils mieuxréussi ? Croit-on , d’ailleurs, que le pédantisme ne soitque dans les manières et qu’il tienne à la robe ? « La.pédanterie, dit fort bien la logique de Port-Royal, estun vice d’esprit et non de profession. Il y a des pé-dants de toute condition et de tous états. » J’ajouteraique nos devanciers pour qui l’odi profanum tntlgusétait d’application rigoureuse, ne se laissaient pas

(1 ) La composition d’une œuvre médicale un peu importante absorbaitjadis la meilleure partie de la vie d’un Baglivi, d’un Boerbaave, d’unStoll, d’un Van-Swiéten, etc. Aujourd'hui, si un praticien en renomdaigne encore faire paraître son nom sur la couverture d’un livre, c’est(à l’exception de quelques hommes qui ont conserve le feu sacré et l’ardeurdu prosélytisme), à de jeunes agrégés au début de leur carrière, voiremême aux internes des hôpitaux qu’il en laisse la rédaction.

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