discuter. Ils n’auraient pas enduré, par exemple,que leurs clients vinssent leur déclarer qu’ils voulaientêtre traités, qui par des globules, qui par le magné-tisme , etc. On comprenait mieux que cela la dignitéde l’art, et l’on ne faisait pas aussi facilement litièrede ses convictions. Mais où sont aujourd’hui les con-victions ?
• Je ne veux pas me faire le détracteur de l’honora-bilité médicale de mon temps ; il est peu de professionspeut-être où il s’en trouve encore autant. Mais enfin,cette honorabilité est purement individuelle; elleest tout entière dans le caractère de l'homme, et s’ilest permis de plaisanter dans des matières aussigraves, s. g. d. g. Autrefois, elle n’était pas distinctede l’honneur du corps lui-même. Communiquant àtous la force et la dignité qui résidaient en elle, lafaculté n’avait pas de peine à obtenir de chacun deses membres, en échange du haut patronage dontelle les couvrait, le respect de ses droits et de sesprérogatives. Manquer aux devoirs de sa professionn’était pas seulement une faute personnelle, c’étaitun manquement aux obligations contractées enversla faculté, aima mater.
11 n’en est plus de même aujourd’hui. Nos facultésdispensent à tout venant muni d’un diplôme de ha-