chelier, la dose de science jugée nécessaire pour dis-poser impunément de la vie de ses semblables. Celafait, et le diplôme payé , tout est dit ; de l’avenir,de la moralité de celui qu’elles lancent ainsi à tra-vers les écueils de la profession, elles ne prennentnul souci. Que faisant métier et marchandise de sontitre, ne voyant dans ses clients qu’une chose à ex-ploiter, le nouvel élu traîne la robe doctorale dansla c fauge du charlatanisme, libre à lui! Tant vautl’homme, tant vaut l’état ; et jusqu’à ce qu’il toucheà cette limite d’infàmie qu’on ne peut franchir sanss’attirer la rigueur des lois, nulle voix ne viendra lerappeler aux devoirs de son état : nul n’a droit delui demander satisfaction au nom de la moralité pu-blique , de la dignité de l’art, des intérêts compro-mis de la science et de la société. Est-ce là unprogrès ? Quant à moi, dans le principe du « chacunpour soi, » qui a remplacé le « chacun pour tous,tous pour chacun, » je ne puis voir que l’immolationdes intérêts les plus élevés de la civilisation. Éman-ciper n’est pas désorganiser ; la liberté individuellesans règle, n’est, comme la concurrence illimitée,qu’une prime pour le charlatanisme. 11 y a pourtoute société des droits de haute protection auxquelselle ne peut renoncer sans péril. Ces droits, elle les
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