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Tome premier.
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82 SECONDE PÉRIODE DE LA GUERRE DES ROMAINS

tion avec le royaume militaire de Pavie, qui se trouveréduit de moitié. On donne gain de causé à l’attente del’Église, qui a toujours méprisé comme des créationséphémères tous les centres militaires de l’invasion; onobéit à la pensée des pontifes qui ont toujours maintenules circonscriptions diocésaines fixées dès le temps desRomains; on cède à la papauté qui condamnait Pavie àn’être qu’un misérable évêclié, tandis que Milan, la villeopprimée, était la métropole de la Gaule cisalpine. Ainsion crée un royaume romain fédéré avec Rome, forcé-ment ennemi de Pavie, et la guerre éclate sur-le-champentre Pertarrith, roi catholique de Milan , et son frèreCliildebert, forcé de se défendre à Pavie.

La révolution ne s’arrête pas à la conversion, car il nesuffit plus de propager la foi, il s’agit de propager laliberté ; les catholiques de Milan attaquent d’autres ca-tholiques qui voudraient conserver la politique arienne.Le mouvement s’étend , Cliildebert est impuissant ;Pavie ne peut pas le défendre, tout le royaume doit seréunir pour étouffer la révolution de Milan. Et d’oùviennent les forces qui sauvent Pavie? Des villes mili-taires et ariennes, deTurin, ville attardée, qui la dirigepar le conseil de son duc, Gundoald ; de Bénévent, grandeville forte, qui lui donne l’épée de son duc Grimoald. Cen’est pas assezde combattre Milan, il faut tuer l’incapableCliildebert, qui compromet Pavie, et lui substituer unroi arien; Grimoald conspire avec Gundoald la mortde Cliildebert, et le duc de Bénévent est proclamé roides Longobards. L’usurpation était urgente, car l’annéesuivante l’empereur Constant arrivait en Italie ; il fal-lait secourir le royaume, le défendre, l’entourer depiques ariennes contre la révolution catholique appuyéepar l’empereur, qui d’un bond aurait pu arriver jusqu’à