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SECONDE PÉRIODE DE LA GUERRE DES ROMAINS
« férocité, et ils commencèrent à regretter de plus en« plus Cunibert. » De là une conspiration catholique;deux Romains, Aldo et Grauso ramènent sur le champde bataille Cunibert, qui se trouve rétabli au grandcontentement de la population romaine.
Les conditions des deux partis ne sont pas chan-gées, l’un est toujours sans force , l’autre sans justice,et l’oscillation des suprises se renouvelle. Liubert,qui succède à Cunibert, est accablé par l’insurrectionmilitaire du parti longobard. Le mouvement part deTurin ,la ville des ariens, dirigé par Reginbert, et, en-suite, par Aribert II, son fils; le roi catholique est tué;son tuteur Ansprand se réfugie à Comacine, commeCunibert, d’où il se rend en Bavière, avec son fils Liut-prand qui épouse Guntrade de Bavière, une nouvelleThéodolinde, armée cette fois, et c’est par un secoursétranger que l’on brise définitivement l’arianisme :il n’y a plus de réaction, la conversion religieuse etpolitique des Longobards est achevée.
On le voit, la révolution catholique débuta sous l’in-fluence de Rome, se glissa dans le royaume par le roi,tenta le massacre des grands par Adeloald , le partagede l’État par Aribert, et portée par l’empoisonnementde Grimoald à son apogée, elle fut réduite deux fois àl’unique refuge de Comacina. De615 à712, elles’épuisaen efforts pour dissoudre l’unité ou pour arrêter la con-quête dans le Midi, et commencée par l’étranger, elles’acheva fédéralement avec le secours de l’étranger. Larévolution n’ôta aux Longobards aucun avantage ma-tériel : ils continuèrent de percevoir le tribut de l’exar-que ; raffermie contre l’aristocratie, la royauté tua larépublique des trente-six tyrans, put s’associer à lacause de la civilisation , et accueillir dans ses lois une