88 SECONDE PERIODE DE LA GUERRE DES ROMAINS
monotliélites, l’ectèse d’Héraclius, le type de Constant.L’exarque Olympius, secrètement chargé d’enleverle pape, se rend à Rome, y demeure deux ans sanspouvoir exécuter sa mission et finit par la révélerau pontife. Un nouvel exarque arrive en (153, avec lamission d’Olympius; il marche sur Rome avec l’armée,prend saint Martin et l’envoie à Nasso, où il est jugé,condamné et dégradé ; son successeur saint Eugène estnommé sous la pression de l’exarque et de l’arméebyzantine, et, malgré tout, Rome revient au combat,entraîne le nouveau pape imposé par les Grecs, elle leforce de représenter l’indépendance romaine et sapropre indépendance. Quandilreçoitunelettre synodaledu patriarche de Byzance, le peuple et le clergé de Romes’indignent, protestent et défendent au pape de célé-brer la messe dans l’église de Sainte-Marie de la Crèche,s’il ne s’oblige à repousser la lettre du patriarche.Pendant l’hérésie monothélite, l’effervescence toucheà l’insurrection; lorsque le sixième concile œcumé-nique fait cesser l’hérésie de Byzance l’empereur estcondamné par la force des choses, à récompenser larésistance de Rome : Constantin Pogonat décharge lepape de l’obligation de payer une forte somme à l’em-pire avant d’être consacré; en 684 il renonce au droitde confirmer les pontifes. Justinien II, il est vrai, sehâte de révoquer la concession, mais désormais l’exar-que reste chargé des confirmations, la dépendance dupape diminue; les nouvelles élections sont hostiles àl’exarque : le pape Conon arrive à la suite d’un doublechoix où le peuple est aux prises avec l’armée; saintSerge s’élève en renversant un candidat de l’exarquequ’on accuse de magie. Ce même pape refuse de sous-crire aux canons du concile de Trullan, maintient le