COIU'HE LES LONtiOBAKDS.
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célibat des prêtres, et porte le défi à Byzance; le capi-taine Zacharie, chargé de l’enlever, faillit être enlevélui-même ; on revient à l’attaque, mais le pape est insai-sissable. Icil’instoire s’obscurcit;présentoir exilé, Sergen’est plus à la merci de l’empereur. L’exarque ne peutpas davantage s’emparer du pape Constantin ; en 711, ilne frappe que les officiers de la maison pontificale, exé-cutés au nombre de quatre, et le coup ne porte pas; l’an-née suivante, quand l’empereur Philippicusnie le sixièmeconcile, le pape Constantin fait peindre les six concilessous le portique de Saint-Pierre; le peuple rejette leportrait de l’empereur; Pbilippicus n’est plus reconnuni dans la messe, ni dans les contrats, ni sur lesmonnaies. L’année suivante, l’exarque tente de changerle gouvernement, et provoque un soulèvement; leduc qu’il veut imposer se trouve repoussé; le peupleen exige un de son choix; on ne tient plus à l’empireque par le lien du tribut, la domination grecque estprès d’expirer.
Les autres régions de l’Italie romaine fraternisentavec l’insurrection de Rome, cherchent toutes une in-dépendance longobarde comme dernière conséquencedu catholicisme qui se fortifie. Au commencement de lanouvelle période, nous l’avons déjà vu, Ravenne se ré-voltait et massacrait l’exarque Lemigio avec ses juges ;l’exarque Eleulère vengeait l’empire, marchait surRome, et à son tour il était massacré par l’armée, évi-demment révoltée pourseconder l’insurrection romaine.Le général byzantin ne peut donc plus compter sur sestroupes, gagnées à la cause de l’indépendance italienne.S’il y a des exarques tolérés, c’est qu’ils fomentent larévolution dans le royaume : ils sont les agents du papequi ébranle la domination de Pavie. En 692, Ravenne