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Tome premier.
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*)(! TROISIÈME PERIODE I)F. LA OUF.RRF. DF. ROME

t-elle pas comme l’ami naturel des insurgés? N’est-il pasprédestiné à combattre l'hérésie iconoclaste et la phi-losopliie byzantine? On dirait que l’Italie romaine nepeut échapper à Byzance sans tomber sous le joug desLongobards. Mais, non : la domination de Pavie est im-possible; Rome, Naples, la Vénétie, Ravenne, la Sicile,les quasi républiques de l’Italie ne sauraient devenirdes provinces du royaume; le drame de la révolutionromaine ne peut finir par une conquête à l’amiable.En présence de l’unité, la fédération ne peut se mé-prendre; elle a ses chefs, ses lois, scs républiques, et,puisqu’elles sont menacées, puisque le royaume glissesur Romesous le poids de son unité, puisqu’il l’accablede son amitié et de son inimitié, il n’y a plus qu’à mar-cher sur Pavie en détruisant le royaume. Cela seul estnécessaire, cela seul est urgent : Hoc porro unumest necessarium; pas de liberté sous le joug d’un roi,pas de salut sous le fléau de Pavie. A bas les royalistes,les courtisans, l’aristocratie féodale, les monstres lon-gobards , mort au roi! il faut s’avancer à tout prix.Mieux vaut un maître absent et lointain qu’un maîtreprésent, unitaire, écrasant.

De là toute question d’indépendance ajournée dansl’intérêt même de l’indépendance. La guerre contreByzance tombe au second rang; les Romains cessentde confondre l’hérésie d’un empereur avec l’empirelui-même, et poursuivent la grande guerre contre Paviesous la direction du pape avec l’alliance des Franks.Les Franks sont les favoris de la fortune; ils deviennentle fléau des Musulmans, la terreur de l’Europe, leschefs d’une nouvelle domination qui s’étend, et la lo-gique exige que l’Église suive la fortune des Franks :c’est ainsi qu’on peut arriver à la destruction de Pavie.