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Tome premier.
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LA CATASTROPHE DU 110YAUMK.

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péric, de Brunehaut, de ces monstres que présente larace des Franks. Alboïn lui-même, arrivé en dévasta-teur, est supérieur à Clovis, double traître qui s’é-tend parla perfidie en sacrifiant ses propres partisans.Après Clef, les mœurs longobardes changent commepar enchantement; l’insolence du vainqueur disparaît,la grossièreté de la barbarie est remplacée par la naï-veté, par la simplicité, par des allures rustiques etcasanières; la nouvelle race ne garde de l’invasion quele courage militaire. Les rois de Pavie sont des hérossans faste, sans jactance, tenant tête à la triple attaquecombinée de Rome, de Byzance et des Frariks; aumoment de la victoire , l’épouse de deux rois devientla protectrice des vaincus, la sainte des profanes.

Si les rois de Pavie portent la désolation dans lesprovinces de l’Exarchat et de Borne, s’ils dévastent leschamps, s’ils détruisent les villes, ils n’obéissent qu’auxnécessités de la guerre sur un sol ennemi, et, ici encore,ils sont surpassés par les Franks. Ceux-ci en arrivant lapremière fois en Italie sollicités par l’empereur, atta-quent amis et ennemis, ne connaissant ni l’humaniténi leur propre intérêt, et font horreur à leurs propresalliés. Si les Longobards enlèvent des hommes à l'en-nemi pour les vendre, ils les vendent sur les marchésdes Franks, ils obéissent à la mode de France, et tousles reproches qu’on leur adresse retombent doublés surles alliés de l’Église. Les Longobards doivent être jugésà Pavie, dans leurs villes, et non pas chez l’ennemi,au moment du combat. Dans son royaume, le roi lon-gobard n’est pas tyrannique; aussitôt maître d’uneville, il la garde pour toujours, ne demandant pour tri-but que le tiers de la rente; il rend peu à peu la loiromaine aux vaincus, les routes sont sûres, on peut