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Tome premier.
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LA LAÏASTKOPHli

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voyager avec l’or à la main. Pas de supplices religieux,pas d'évêques assassinés, même au cœur d’une guerrede religion entre les ariens de Pavie et les catholiquesjle Milan. Les vaincus peuvent se rallier à leurs évê-ques, les évêques peuvent invoquer Rome dans leursdifférends. DepuisThéodolinde, le catholicisme est vé-néré, les rois du parti arien sont presque tous con-vertis, et pourtant c’est alors que commence la guerrecivile, que le pape Ilonorius II pousse au massacre desgrands, et qu’on parle de persécuter les évêques quirefusent de se révolter. Arrivés eu conquérants, lesLongobards, adoptés parla terre, se naturalisaient,de-venaient législateurs et dévots ; on ne peut leur repro-cher que trop de modération envers Rome, et la révo-lution qui menaçait le royaume ne pouvait jamaistriompher; elle n’était jamais nationale comme autemps de saint Dacius et des rois de Ravenne.

L’apologie des Longobards se complète parla compa-raison des deux gouvernements de l’Italie romaine et del’Italie royale. Dans l’Exarchat, en Sardaigne, dans lesrégions romaines, le gouvernementciviliséde Ryzancesoulève chaque jour de nouvelles colères. C’est à prix d’orque l’exarque achète de Byzance, sa dignité ; il s’en dé-dommage par la concussion en Italie, et paye tous les ansau roi longobard la paix de Ravenne. Les idolâtres deSardaigne doivent acheter chaque année la permissionde faire des sacrifices, et legouvernement exige ce tributmême après leur conversion ; en Corse les habitants ven-dent leursüls pour payer l’impôt et finissent par préférerla domination longobarde; en Sicile, l’exarque con-fisque les biens sans procès. Sous Byzance, tout sevend, tout s’achète. Pour une somme qu’il reçoit dePavie, l’exarque Isaac égorge à Ravenne son propre allié