DU ROYAUME.
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armés, subjugués, avec la satisfaction de se suffire àeux-mêmes? La polique est toujours mesquine, locale ;elle s'attache à une forme de gouvernement, à un chefde son choix, à une hypothèse en l’air ; elle en fait sabase sacrée, sa patrie inviolable ; elle déclare impiestous ceux qui touchent à ses constructions imaginaires.Mais l'Italie romaine était toute à la révolution so-ciale; elle cherchait ses forces où elle trouvait son idée,où l’on adoptait son sacre. Or, son idée était acceptéepar la France qui changeait de dynastie, et Rome nese laissait pas arrêter par la nationalité factice d’unbout de terre qui voulait se diviniser; elle ne repous-sait pas ses amis sous prétexte qu'ils étaient nés à Parisou à Aix-la-Chapelle ; elle ne s'inclinait pas devant sesennemis sous prétexte qu’ils étaient nés il Pavie, à Astou à Turin. La république triomphait du royaume.
Nous ne saurions admettre non plus l’apologie desLongobards, lorsqu’elle jette sur les papes les hainesdes révolutions postérieures. N’altérons pas l’ordredes temps, ne troublons pas l’ordre des idées : le papedu vm e siècle n’est que l’interprète des Romains; ilsuit pas à pas la révolution de l’Exarchat, de Naples,et la Sicile. Adopté, entraîné par les peuples, il ne lesdevance jamais, il les représente toujours. Il est depuisdeux siècles le trrbun de l’Italie romaine, même auxyeux des Longobards , et les peuples se donnent à lui.L’année de la prise de Pavie, Spoleti, Osimo, Ancôneet^Fermo passent spontanément sous sa domina-tion : la donation de Pépin était faite d’avance par lavolonté de l’Italie romaine. Comment s’arrêter auxaccusations vulgaires de perlidie et d’ambition? Laquestion n’est ni politique, ni personnelle; elle est ab-solument religieuseel sociale. Dèsqu’il s’agitdeRome,