AVEC 1,’ÉGLISE.
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bolique du couronnement impérial. «Nous ne savonspas, dit Muratori, en quoi consistaient ce pacte etcette ligue d’amour 1 ; » nous ne devons pas le savoir :c’eSt à peine si on connaîtra l’énumération des villesdonnées à l’Eglise; le pacte n’aura jamais d’articlesécrits, de conditions explicites; il sera toujours dansl’idée de la papauté et de l’empire ; en d’autres termes,il sera vivant, flexible; il ne sera ni la lettre morted’un parchemin, ni une stipulation fixée par des cir-constances éphémèreset accidentelles. Il devra accepter,combattre, suivre de nombreuses révolutions, et lesilence est nécessaire. En nous arrêtant à l’an 800,nous devons dire comme le bon Muratori : nous nesavons pas en quoi consistait le pacte de l’Eglise et del’empire; seulement nous savons ce que signifie le cou-ronnement, ce grand et invariable énoncé du contrat ;nous savons que l’empereur doit être couronné à Rome,où il ne réside pas; que l’empire est décentralisé à ja-mais ; que le César d’Occident est créé et proclamé par lepape; qu’il n’existe pas par lui-même comme le Césard’Orient, et que le pape reçoit la donation d’une moitiéde l’Italie tandis que l’autre moitié reste à l’empereur.Tout le passé de l’Italie conduisait à ce résultat : laguerre de l’indépendance contre les empereurs desinvasions amenait la double Italie des Goths et deRome; la guerre romaine contre les Goths'produisaitle partage de la péninsule entre les Romains et lesLongobards; la guerre romaine contre les Longobards
1 « In che consistessero questi patti e questa legad’ amore noinol« sappiamo. «Sous l’an 795.—Plus loin, sous l’an 895, Muratori secorrige en partie, il dit : « Cliiamavan patto la conferma del ducato« di Rorna, délia Pentapoli dell’ Esarcato al papa. » Mais le pacteétait bien plus étendu que la donation.