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LE PACTE DE CHARLEMAGNE AVEC L’ÉGLISE.
enfantait l’Italie moitié romaine par le pape, moitiéimpériale par les Franks : le pape et l’empereur d’Oc-cident étaient ainsi les deux créations des révolutionsitaliennes. Désormais, l’Italie est le siège, le gage’, lavie du pape et de l’empereur; c’est là sa gloire et sonprivilège au milieu des nations; toutes obéissent à desrois militaires, mais elle a deux chefs, l’un désarmé,l’autre absent; elle reste la terre des révolutions inces-santes. Sa lâche est de modifier, d’interpréter, derenouveler sans cesse le pacte de Charlemagne , et lesrévolutions faites par le pape et par l’empereur serontforcément les révolutions de l’Europe entière. Pournous, l’Italie ne comprendra que les terres de l’empe-reur et de la donation réalisée; le reste ne compterapas ; il n’appartient pas au pacte, il n’est pas dans la loiitalienne, il n’est pas de l’Italie; nous devons oublierla Vénétie, la Sicile, la Sardaigne, l’extrême côte de labasse Italie; ces régions ne deviendront italiennes quele jour où elles se trouveront entraînées dans le pactede Charlemagne et de l’Eglise.