DES FR.ANKS.
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«que l’on venait de commettre, proclamèrent For-« tunat, parent du patriarche assassiné » C’est à luide venger son prédécesseur, et il se trouve à son toursur le terrain des catastrophes. Vaincu par le doge, ildoit partir pour avec tout le parti catholique;» avec« ces Vénitiens, dit la chronique, auxquels déplai-« sait le crime que l’on avait commis *. » Quels sontces Vénitiens qui s’exilent? Le premier que nomme lachronique est Obelerio, tribun de Malamocco, chef del’île des révolutions populaires et catholiques contreHéradée, l‘île des nobles, l’ancien siège du gouverne-ment fidèle à Byzance. Avec Obelerio, ou voit Félix,tribun, c’est-à-dire chef du peuple, adversaire natureldu dogat, jadis créé contre les libertés fédérales des tri-buns, qui représentaient les douze îles de la Vénétie.Les chefs de la démocratie partent, décidés à demanderle secours de Charlemagne. C’est Tunique ressource dela révolution, et le parti de la patrie, sous le masque del’amitié, poursuit les exilés jusqu’à Trévise. Il nousf semble entendre sa voix :
« Pourquoi fuyez-vous? leur dit-il. Que demandez-vous?
—Nousnevoulons qu’on jette nos prêtres du haut destours; un patriarche est assassiné, son successeur est en
1 « Hic Fortunatus consanguineus patriarchæ occisi a Vendis« quibus scelus coramissum displicebat successor comprobalus« est. y> (Dandolo.)
2 « Hic Fortunatus dolens de occisione prædecessoris sui et« consanguinei patefacla conspiratione quam advevsus duces ege-« rat de Venelia abiit queni quidem Venetorum nobiles quibus« scelus displicebat secuti sunt videlicet Obelerius tribunus, Ma-« themaucensis, Félix tribunus, Demelrius, Mariniauus, Foscarus,« Ceorgii et plures alii. » (Dandolo.)