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Tome premier.
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157
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DKS FRANKS.

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« mais ceux qui étaient restés à T ré vise, à la persua-« sion de ceux qui vivaient dans la Vénétie, nommèrent« le tribun Obelerio pour doge : ce qui intimida Jean eta Maurice (le doge et le fils du doge); forcé de quitter« le duché et la patrie *. » Le patriarche resta donc seulen France ; la politique avait coupé derrière lui les filsde la conspiration catholique.

La loi des républiques byzantines, avons-nous dit,exige que le doge représente l’indépendance, en despotebyzantin, et que l’opposition pontificale et populairesoit en déroute, condamnée à des défaites perpétuelles.Le (loge Obelerio représente-t-il bien l’indépendancebyzantine ? Est-il l’homme de l’aristocratie et des réac-tions ? Est-il réellement l’ennemi du pape et de la ré-volution? Non; il est catholique et révolutionnaire.L’ennemi de L’ancien doge, l’ami du nouveau patriar-che qui conspire en France auprès de Charlemagne,ne saurait être le vrai doge de la Vénétie, le vrai despotedes lagunes, le continuateur tragique du doge Jean.Bien plus, dans toute fédération, les partis ne sont pasreprésentés par des hommes, mais par les Etats de lafédération, les uns conservateurs, les autres révolution-naires. Obelerio est l’ancien tribun de l’île catholiqueMalamocco, État révolutionnaire, l’amie de l’union ita-lienne. L’opposition n’est donc pas vaincue, c’est à peinesi elle transige, et le patriarche Fortunat qui resteauprèsdeCharlemagnc attend le jour de la vengeance 2 ;

1 » Patriarcha igilur in Franclam ivit reliqui autem in Tarvisioa manserunt qui suasione illorum qui in Venetia morabantur Obe-« lerium tribunum dneem elegerunt ; quo duce composito Johan-« nés et Mauritius ducalum el pairiam reliquerunt. »

s « Forlunatus itaque patriarcha qui in Franciam iverat vene-« torum propositum qui Constantinopolitano imperio totalit er