158
LA DOMINATION
qui arrive en 809. Pépin, roi d’Italie, envahit la fédé-ration par ordre de Charlemagne ; il' détruit Héraclée,centre de l’aristocratie byzantine Fortunat qui seglisse dans la Vénétie parvient à enlever un patriarcheintrus qui le remplaçait au nom de la transaction et ilse trouve assez fort-pour obtenir du doge la promesseune réintégration solennelle Il paraît même que ledoge songe à se soumettre aux Franks. La Vénétie estpresque adjointe au pacte de l’Eglise et de l’Empire. Quisauvera les Vénitiens? La réaction c’est-à-dire, le des-potisme, l’iniquité, la politique qui ne regarde pas auxmoyens, le parti de la patrie, les nobles, les sacrificateursde la liberté morale et du progrès social. La réactions’éveille par l’aristocratie, qui invoque Byzance. Lepatricien Nicélas arrive et dès lors le patriarche For-tunat s’enfuit : voilà l’antipatriarche réintégré au nomde l’empereur et des nobles 3 . La Vénétie repousseensuite une seconde invasion de Pépin, vaincu, rejetéen terre ferme, dans son royaume. Plus tard, le partibyzantin, poursuivant sa victoire, transporte le siège
« adhærere videbantur et occisionera sui prædecessoris Carolo« enarrans ipsius animum contra eos concilavit tanien tempus« habile ad vindiclam expectare disposuit. » (Dandolo.)
1 « Pipinus rex jussione patris quia patriarcha male informatus« fuerit venetos bello devicit et banc urbem (Ileracliam) in qna« nobilium venetorum maxima pars degebat objecto fœdere des-« truxit. »
2 « Fortunatus tandem venetorum mitigato l'urore ad ecclesiam« suam rediit ... Johanne invasore ad propriam domum redeunte. »
3 « Quein (sc. Niceta) Venetias accedentem Fortunatus patriar-« cha præslolari non audens in Franeiam properavit et Johannes« qui episcopalum invaserat in patriarchali sede surrogatus est ...« Niceta autem Obelerio duci spatarii liluliim ex imperiali largi-« tione concessit. »