DES FRANKS.
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de la fédération, deMalamocco à Rialto, où l’on appelletoutes les grandes familles vénitiennes, toute la no-blesse d ’HéracJée, détruite par les Franks. L’île enrichiese constitue capitale de la victoire byzantine et son gou-vernement devient unitaire, comme l’ancien royaumede PaVie supprimant pour toujours la liberté fédéraledes douze îles. Plus d’États séparatistes qui puissentouvrir les lagunes aux Franks, plus de tribuns quasiindépendants, qui osent abriter chez eux les prêtres dela révolution; tout cède au nouveau despotisme quitriomphe. Sa victoire s’achève en détrônant Obelerio,remplacé par Beato , son frère, un spataire qui avaitsuivi Nicétas , dès l'expulsion solennelle de Fortunat '.C’est avec Beato que commence la série officielle desdoges de Rialto, et c’est ainsi que la véritable Venise sedéveloppe toute byzantine, toute en contradiction avecl’Italie, tout entière au despotisme pour résister à larévolution qui la cerne. Aussitôt, la loi qui condamneà d’inévitables catastrophes l’opposition catholique desrépubliques byzantines se réalise avec une précisionnouvelle, pour protéger l’avénement de l’Etat unitaire
1 « Subsequenter», dit la chronique de Dandolo Yeneti,« assistente« Ilebersapio imperiali apocrisario hoc egerunt ut un ique duces« dignitatem et patriam amitterent. De Obelerio duce aliqui scripse-« runt quod dum gallicam quaindain nobilem haberet uxorem,» promissionibus allectus ad regem perrexit, oiïèrens Veneliæ do-« minum sibi contradere et patria a Venetis expulsus pennansit. »—Suivant Sanudo : « Beato doge suo fratello il caceib dal dogado« il quale andô da Carlomagno rè de’ Franchi e quello concilô« contro de’ Veneziani oifrendo di dargli la signoria. » Obelerioa-t-il été chassé par son frère ou par les autorités de Byzance? C’estlà un problème de pure érudition ; il est certain que la victoiredevait renverser le parti catholique et le parti senii-calholique, lepatriarche Fortunat et le doge de transition.