LA DOMINATION
tf.O
(le Venise. Le patriarche Fortunat s’aventure encoredeux fois dans les lagunes, et deux fois il est chassésans provoquer aucun soulèvement. En 839, le dogedétrône Obelerio, fait un dernier effort; appuyé parles Franks, il descend à Malamocco, y provoque unerévolte fédérale contre la capitale de Rialto. Mais il estpris et décapité, Malamocco est rasée, et sa ruine,avec celle iVHéraclée, consolide la nouvelle unité deVenise.
Naples défend, comme Venise , son indépendancecontre la révolution italienne. D’abord la républiquehésite et tant que la principauté de Bénévent est unieelle n’ose se livrer à la guerre contre Rome et lesFranks, de crainte de seconder Bénévent, qui l’entourede tous côtés; mais comment vaincre sans accepterl’alliance de la. révolution romaine? L'alternative dé-chire la république; en 818 nous trouvons plusieurscandidats audogat; évidemment le peuple flotte entrel’alliance de Bénévent contre Rome et celle de Romecontre Bénévent : et on évite l'alternative en acceptantThéocliste, nommé par Syracuse le patricien de laSicile*. Il reste un avantage au parti catholique:Théocliste a le tort de ne pas être choisi par les Napo-litains ; peut-être règne-t-il en fonctionnaire de Byzanceprotégeant les alliés plus importants de Bénévent : en821, on le chasse, en lui substituant Etienne II, net eude l’ancien doge évêque Etienne I er , qui secondait larévolution romaine dans l’ère antérieure. Voilà l’oppo-
1 « Neapoleos consulatus est orta seditio cupientibus quidem« multis honorent ducatus arripere. Tune Neapolelani cupientibus« magis extrancos quant consulibus suis subesse miserunt Siciliam« et inde adverlum quemdam Theoclistum sibi magistrum militum« fecerttnt. »