DES FttANKS.
167
Le prince de Bénévent lui-même, Radelgise, l’élu del’insurrection catholique contre Sicard, ne peut sesoustraire à la fatalité qui lui impose de fouler auxpieds sa propre! révolution ; il la servait contre Sicard ,il ne peut plus la suivre quand elle lui enlève SalerneetCapoue; et, combattant la scission des deux nouveauxcentres, secondés par le pape et l’empereur, il est déjàplus grec que Salerne, Capoue, Naples et Amalfl. Unefois résignée à rester dans des proportions fédérales, laprincipauté devient l’amie de la fédération républi-caine , et plus que jamais elle obéit à la loi des répu-bliques byzantines. Le prince Radelgise enlève, en 871,l’empereur Louis II, prétendu libérateur de la basseItalie, contre les Sarrasins de Bari, mais en réalité per-turbateur de la république bénéventine, qu’il trou-blait par de folles persécutions Radelgise qui l’em-prisonne, à la grande joie de Naples et de Çapoue , setrouve assez fort pour braver le pape, les Franks, lesserments, les troupes, les fureurs, les parjures desdeux chefs de l’empire d’Occident. Il décide plusieursvilles du Samnium, de la Campanie et de la Lucanie àquitter l’empereur pour se donner à Byzance; la guerrecontre les Franks se généralise dans le midi. Plus tard,Radelgise II se place ouvertement sous le protecto-rat de l’Orient, comme Naples, Amalfl, Gaëta et Sor-/ento.
« quos Cæsari præsentaverat fugere compulit ipse solus cum eo« remanens quasi nihil culpabilis penes eum egisset. »
« Cœperunt Galli inslinclu diaboli diversis modis Beneventa-« 110s persequi et crudeliter vexare. Qua de re Adelgisus prineeps<i adversus Hludovicum Augustum erectus cum suis intra Bene-« venti mœnia secuve quiescentem actu doloso summum Beneven-« tanæ provinciæ salvatorem comprehendit et custodiis mancipa-* vil bonaque ejus diripuit. » (Chron. Volturn.J