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DERNIERS JOURS
donner un royaume, et Boson, devenu le gardiend’Hermengarde, se transforme en prétendant officieux :ni rebelle, ni fidèle, il reste, dans l’attente comme lesmarquis; sans épouser Hermengarde, il la tient en dé-pôt pour la prendre ou la rendre suivant l’occasion. Ilest également disposé à servir et à trahir Charles leChauve qu’il représente.
Enfin la fortune cesse de favoriser la France, et, en877, Charles le Chauve est accablé par l’Allemagne;le poison des marquis l’atteint au pied du mont Cenis.La ligu'e allemande du Frioul triomphe à Pavie;Spoleti et la Toscane se déclarent ouvertement pourCarloman; le duc de Spoleti envahit deux fois Rome.Le pape est momentanément emprisonné *; les mar-quis pouvaient se croire indépendants comme autemps des Longobards. Mais ce n’était là qu’un contre-sens : loin de ressusciter, le royaume n’était plusqu’une quasi fédération germanique des trois Etats deSpoleti, de la Toscane et du Frioul. Carloman régnait ensuzerain, et le vrai triomphe était à l’Allemagne, oùl’Eglise pouvait déjà chercher son empereur; Jean VIIIs’adressait à Carloman lui-même, qui le nommait sonvicaire en Italie. Hélas! ce titre ne suffisait pas contreSpoleti et la Toscane, et le pape se rendait en France,pour solliciter une expédition de Louis le Bègue. Mal-heureusement , les Franks ne faisaient plus d’expédi-tions. Réduit à ses forces seule, Jean VIII retourne contreles marquis leurs propres idées d’avant la victoire deCarloman et s’adresse à Boson, duc de Provence, l’an-
1 « Lambertus Vuidonis filius Romain cum manu valida ingressi« sunt et Johanne ponliüce sub custodia retenlo optimates Rorna-« norum fidelitatem Carolomanno sacramenlo tirmare cogerunt. »