ITALIENS.
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traîne avec lui son vieil allié, le marquis de Toscane ,se jette contre l’élu de Pavie, et, à la seconde bataille,Béranger vaincu , détrôné , refoulé dans son duchééchoue avant même d’avoir traversé la moitié des guets-apens qui l’attendent. La diète de Pavie proclame sonrival roi d’Italie.
Bientôt les Marches, les prétendants, l’Eglise, toutela révolution se retourne contre le roi de Spoleti quis’avance d’un pas pour l’écraser. L’empire est vacant :ici tous les rois de l’Europe peuvent se présenter ; maisGui jouit d’un avantage exceptionnel ; voisin de Rome,il en connaît la route, et n’a qu’à tendre la main pourprendre la couronne impériale ; en 891 , le papeEtienne Y le sacre empereur des Romains. Le voilàmaître du monde, supérieur au pape, deux fois supé-rieur à Béranger. Son titre d’empereur sera-t-il assezfort pour le confirmer dans le royaume ? Non, ce titren’impose à personne et Gui ne peut pas même songerà se faire reconnaître en France et en Allemagne, où l’onne voit en lui qu’un duc révolté qui ne peut un seulinstant se dire le chef de l’Occident, l’empereur de lafédération germanique. En Italie , le rival de Gui estdebout dans le Frioul; à Rome même, personne necroit à l’empereur de Spoleti. Etienne V qui l’a sacréen cédant à la nécessité du moment meurt l’année ducouronnement et deux papes se disputent la tiare avecacharnement; chacun d’eux est soutenu par un parti,comme si l’empire était vacant, et Gui n’ose pas inter-venir : il ne peut pas jouer son rôle d’empereur àquelques pas de Spoleti.
Enfin le grand ennemi du royaume se démasque.Quelle est la lutte qui divise Rome? C'est la lutte del’opposition catholique contre le règne de l’Eglise.