LES EMPEREURS
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L’un des deux partis représente l’aristocratie qui se ré-veille à l’instar des marquis du royaume pour demanderl’indépendance contre la religion, et un pape qui soit ;un doge comme les chefs de Naples, de Venise,d’Amalfi ;ou de Gaëta. Son pape est Serge, diacre de Rome, )homme illettré, que l’historien de l’Eglise déclare « vi- Itiorum omnium servus;» on choisit un profane parce !qu’il doit être impie comme Athanase le doge-évêque jde Naples ou Landulfe le comte-évêque de Capoue. Sonadversaire le candidat de l’Eglise, Formose, évêque dePorto, jadis missionnaire chez les Bulgares est remar- j•quable, d’après Luilprand, « pro religione divina- îrumque scripturaruin et doctrinarum scientin. » Ba- jroniusle représente comme un saint: voilà l’homme de 1la démocratie romaine. Dès le temps de Jean VIII, il jentrevoyait l’avenir de l’Allemagne et luttait contre la jdécrépitude compromettante des Franks; c’est à lui de tmaintenir la suprématie de l’Eglise à travers les nou- !veaux orages de l’Europe. On conçoit que l’empereurde Spoleti n’ose pas intervenir dans la lutte; s’il l’es-sayait, il aurait les deux partis contre lui, l’un au nomde la politique, l’autre au nom de la révolution. Formosetriomphe par le peuple, et son regard se fixe surl’Allemagne : c’est le premier ennemi de l’empereuritalien. N’écoutons pas son langage, suivons sa pensée :en paroles il plie devant la nécessité de reconnaîtremomentanément l’empereur de Spoleti et il pousse la |dissimulation jusqu’à sacrer Lambert, fils de Gui, roi 1d’Italie et collègue de son père dans l’empire. Mais ]dans sa pensée, Gui n’est qu’un nouveau Didier avec jdes prétentions impériales l’empire de Charlemagne jest à refaire, et puisque Gui, chef de la rébellion ita-lienne, est tourné contre l’Allemagne, il est temps que I
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