ITALIENS.
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A Vérone, l’ex-roi Béranger est toujours debout et ils’étend jusqu’à l’Adda. Lambert est aussi faible qu’au-paravant.
Impuissant par la force, l’empereur italien revient àl’attaque par la ruse, en gagnant secrètement Etienne ;peu à peu le pape fléchit, fait volte-face; au bout de huitmois il ordonne de déterrer le cadavre de Formose, luidresseson procès, le condamne, ledégrade et le fait jeterdans le Tibre. Ainsi le nouveau pape déclare infâme lepape qui avait invoqué l’Allemagne, le successeur deFormose jele l’anathème sur Formose, et c’est encore enpure perte : la révolution éclate rapide comme la foudre,Etienne VI est étranglé dans une prison et Lambertobligé de transiger. Le nouveau pape Jean IX distinguales deux rôles de chef de l’Eglise et de chef de Rome ;en chef de l’Eglise, il garda tous ses droits, réhabilitala mémoire de Formose, nia que l’Eglise se fût trom-pée, et sauvegarda la tradition; en chef de Rome illui fut permis de s’avouer impuissant. Lambert futreconnu empereur des Romains à la condition derespecter la liberté de l’Eglise. Plus tard Lambert etJean IX se réunirent à Ravenne devant un concile desoixante-quatre évêques, pour maintenir et renouvelerle pacte de Charlemagne, « pour que le pacte, disait leconcile, fixé par Charlemagne de bienheureuse mé-moire, fût renouvelé et rendu inviolable. » Lambertconfirma au pape ses terres de l’Exarchat et de la Penta-pole, et le pape reconnut à Lambert tous les droits deCharlemagne. Telle fut la transaction de Lambert et deJean IX, et elle fut toute à l’honneur de Rome et audésavantage du royaume. Le pacte de Charlemagneétait clair et défini, le titre d’empereur impliquait unesuprématie sur l’Occident, un grand pouvoir exercé