ITALIENS.
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ser un empereur étranger, Louis, roi de Provence, filsde Boson, qui avait failli être roi d’Italie. Ce sont lespartisans mêmes delà réaction vaincue de Spoleti quidirigent la nouvelle conspiration, en haine contre Vé-rone. Rien de plus naturel; les royalistes d’hier sontes révolutionnaires du lendemain. Tous les rois repré-sentent tour à tour la réaction quand ils arrivent, la'évolution quand ils tombent; ceux qui marchent enivant ne s’enquièrent pas du passé. Il ne s’agit que decombattre : celui qui tire sur le roi est du parti; le parti,fest tout, le reste ne compte pas, et la multitude deS’avancer contre le roi de Vérone. Elle se lève, terne,mobile, vorace, comme le léviathan de Rome, supé-rieur aux lois et au serment. Une irruption de Hongroisprécipite le nouveau mouvement; l’armée royale esten déroute, et la conspiration exploite la déroute pour
f ccuser le roi de ne pas défendre le royaume. L’in-urrection éclate, le roi de Provence descend en Italie.« Il y eut, dit Réginon, plusieurs escarmouches ( con-« gressiones), plusieurs combats se succédèrent; enfin« Louis mit en fuite Béranger, fit son entrée à Romep et fut sacré empereur par le pape. » Béranger, dé-possédé de tout, même de Vérone, sa capitale, se réfu-gia en Bavière, auprès de Louis, roi d’Allemagne, filsd’Arnolplie, son ancien allié.
L’empereur provençal essaye de régner en conqué-rant royal, et la conspiration revire sur-le-champ.Après l’avoir appelé, elle le repousse. Ici, l’histoire ob-scurcit; mais on voit que les chefs et les peuples sontunis par une coalition inquiète, vigilante, supputantl’attaque et la défense avec une précision mathémati-que. Aucun pacte royal ne les retient; ils sont toujoursen révolution, toujours libres de leur action. En défi-