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LES EMPEREURS
nitive, la Toscane s’allie au parti de Béranger, qui atta-que le nouvel empereur, le dompte, l’expulse et luifait promettre de ne plus revoir lTtalie. Le Provençal!oubliant sa promesse passe les Alpes une seconde fois,prend Milan, Pavie, Plaisance, la Lombardie ; Béranger,malade, s’enfuit de Vérone; mais, à l’instant même oùon le croyait perdu, il rentre de nuit dans sa capitale,)enlève par surprise l’empereur, lui reproche le serment)violé, l’aveugle et le renvoie dans sa Provence. \Nous sommes en 90S, et, à cette époque, quelques!chroniqueurs font régner un nouveau Béranger. L’er-ireur n’est pas sans excuse; le Béranger qui reparaît)après la défaite de l’empereur provençal ne règne plus 1en roi de Vérone; sa capitale lui ayant manqué deuxlfois, il fallait que le poids du royaume fût plus équita-|blement distribué sur toute la surface de la terre et :qu’une force étrangère aux Marches déconcertât lelmouvement perpétuel des marquis, et que la révolu^tion fût enfin étouffée dans ses centres stratégiques.1Béranger transforme en effet le royaume. Il sûndresse directement au peuple. On craignait les Hon-igrois, il accorde aux villes le droit de se fortifier pourrésister aux barbares : profitant aussitôt de la concesnsion, toute ville devient une forteresse, toute communes’entoure de remparts; les citoyens s’arment partout;!l’Italie, hérissée de tours et de bastions, arrête les Hon-igrois et change d’apparence. Voilà le peuple sur la !scène, et rallié en partie au roi. La révolution, à moitié)satisfaite, à moitié déroutée, se dérobe aux marquis;!les mouvements rapides, les revirements soudains sousla direction de quelques chefs, deviennent impossibles;)les tours, les bastions, les fossés entravent les marquis,tandis que le poids du royaume se trouve allégé sur