ITALIENS.
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tous les points. 2" Béranger prend à sa solde les Hon-grois et s’en sert pour envahir les terres de ses ennemis.Un corps de Hongrois veille sur lui et le protège contretoute surprise intérieure : voilà une armée royale,étrangère aux ducs, aux marquis, inaccessible à larévolution italienne. Dès qu’on les paie, les Hongroissont fidèles et dévoués; si un marquis se révolte, ilssont impitoyables; si un ennemi se présenteauxconfins,ils le chassent et fondent sur ses terres. 3” Le roi sedéfend contre l’Église en s’alliant à l’aristocratie deRome. Depuis 891 , l’anti-pape Serge ne cessait decombattre le parti de l’Église; ses amis l’avaient protégécontre Formose et contre Arnolphe, l’opposant en dogede Rome à la révolution régnante. En 905, l’anti-papedevient pape et à la tête du parti national de Rome illaisse régner le roi indépendant dans le royaume.Comment résisterait-il ? N’est-il pas un profane, « vi-ce tiorum omnium servus, » excellent doge qui fouleaux pieds la tiare? Voyez sa force : il la puise dans l’a-ristocratie; il est l’amant de Marozia, qui appartient àla plus grande famille romaine. Son successeur, Jean N,vit encore d’une vie toute mondaine; il est l’amant deThéodora, la mère de Marozia, qui l’a élevé au trônepontifical, et c’est elle qui gouverne la ville des papes :« romanæ civitatis imperium non invirilite robtinebat.»La papauté devient un dogat; la politique de-Romecontinue de fraterniser avec celle du royaume. Jean Xfinit par offrir la couronne impériale à Béranger ettous deux renouvellent le pacte de Charlemagne endoges byzantins. L’année suivante, nous les voyons,dans l’alliance des républiques byzantines, cesanciennesennemies des vrais papes et des vrais empereurs. Bé-ranger et Jean X, aidés par Byzance, par le duc de Bé-