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LES EMPEREURS
névent et par les doges de Naples et de Gaëta, extermi-nent les Sarrasins du Garigliano, en délivrant la terreferme de l’invasion musulmane.
Malgré tout, Béranger ne saurait rester sur le trône,car la loi suprême de la Péninsule , le grand pacte del’Eglise avec l’empire est faussé, mais il est accepté ;il est pris au rebours à Rome et dans le royaume,mais il est respecté; la révolution qu’il représente esttoujours plus vaste que l'Italie, et tant qu’il dure, l’in-dépendance doit être éphémère, une demi-conquêteintérieure, avec des Hongrois soudoyés, une oppressiondure ou perfide des marches trompées, une tyranniegénérale, sans centre ou excentrique, et, en définitive,impuissante. Le roi, qui soudoie les Hongrois, n’obtient„qu’une longue trêve; mieux il règne sur les marquis etplus les marquis s’exaspèrent; ils l’ont déjà chassé troisfois par trois empereurs, Gui, Lambert et Louis de Pro-vence. En 919, ils lui ménagent une dernière catas-trophe. La conspiration reparaît en Toscane dirigée parune femme, Berthe, mère de Gui, marquis de Toscaneet de Hugo, qui doit régner sur la Provence ; elle devientle centre de toutes les intrigues italiennes et proven-çales. Béranger la fait enlever avec Gui, et ne peutgarder ces redoutables prisonniers dont au reste il nesaurait prendre les forteresses.
Une nouvelle conspiration s’organise dans la hauteItalie pour appeler Rodolphe roi de laBourgogne trans-jurane. Parmi les conspirateurs nous trouvons Lam-bert, archevêque de Milan, la grande ennemie duroyaume ; Oldéric, comte du sacré-palais, un chef dePavie probablement indignée contre le royaume sanscapitale ; enfin Adalbert, le gendre même de Béranger,preuve évidente que la révolution est assez forte pour