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Tome premier.
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ITALIENS.

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scinder la famille régnante, menacée de tous côtés. Aquel titre conspire Adalbert? En marquisd’Ivrée : nou-veau phénomène, la province la plus rétrograde, la plusétrangère à la révolution, la plus affectionnée auroyaume, enfin le Piémont emporté par le mouvementgénéral, se montre ouvertement révolutionnaire etallié à l’archevêque de Milan. Les chefs de la conspira-tion se réunissent près de Brescia. Béranger les fait sur-prendre par ses Hongrois, qui les enlèvent et les déva-lisent; le marquis d’I vrée est amené eh chemise devantl’empereur, au milieu de l’hilarité universelle. Maisl’empereur italien ne peut verser le sang des marquis;la révolution le lui défend. Le marquis d’Ivrée estrelâché, et au bout de trente jours il est à la cour duroi de Bourgogne, qu’il entraîne en Italie. L’empereurne peut donc plus compter que sur l'unique ressourcede l’armée hongroise. Battu à Firenzuola, il se trouveconfiné à Vérone. Là encore la conspiration gagne desVéronais; elle est dirigée par Flambert, un homme quej l’empereur comblait de bienfaits. On le dénoncé. Bé-| ranger, réduit à l’extrémité désespérée dene pas croire) à la trahison, tombe poignardé dans l’église où il se' rendait à minuit pour prier. Il est vengé sur-le-champ;

: les conspirateurs sont pendus : les Hongrois marchent: sur Pavie où ils brûlent quarante-trois églises. Maistoute résistance était désormais inutile : l’Italie appar-; tenait à Rodolphe de Bourgogne,j La mort de Béranger détermina une nouvelle phasede la révolution : on ne pouvait [dus proclamer un roi| italien. Comment régner par les forces seules du pays,j quand Milan, Ivrée, la Toscane, Spoleti, les trois quartsdelltalierepoussaient le roi; quand aucune capitalenei devenait prépondérante; quand tous les centres, an-! 1 . 1 . 13