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Tome premier.
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LES E.Wl'EKEl'HS

ciens et nouveaux, se trouvaient poussés à la rébellion;quand on ne nommait des rois que pour s’affranchir duroyaume; quand on appelait ici un Bourguignon, là unProvençal, ailleurs un Allemand, pour miner ces roisindigènes qui détruisaient la liberté des marches? Com-ment régner, quand le royaume était devenu une domi-nation de payens hongrois, aveugles instruments d’unchef abhorré, voleurs par instinct, se faisant un devoird’incendier les églises sur la terre sacrée de la papautéet de l’empire ? Après Béranger il ne resta plus à lafaction royaliste qu’un problème à résoudre, savoir siun roi étranger n’ayant qu’un petitEtat, pourrait mettrele royaume d’accord avec les deux principes de la pa-pauté el de l’empire.

Le vainqueur de Béranger, Rodolphe, fut renverséau bout d’un an par la même conspiration qui l’avaitappelé. Parmi ses ennemis on voit figurer Hermen-garde, la femme du marquis d’Ivrée, fille de Béranger,et l’archevêque de Milan, toujours à la tête de la révolu-tion milanaise. La conspiration aboutit en Toscane, chezBerthe, mère du marquis de Toscane, et par Berthe, ellearrive en Provence, chez Hugo, fils de Berthe et duc deProvence. Il s’agissait de livrer l’Italie à Hugo et decontenir les marches à moitiélibres, à moitié unies parla semi-conquête de la Provence. Berthe disposait desforces de son fils Gui, marquis de Toscane ; l’archevêquedeMilanetHermengarded’Ivréepromettaientleconcoursde la Lombardie; le pape Jean X favorisait le mouve-ment contre Rodolphe, et le roi Bourguignon, joué parles deux femmes d’Ivrée et de Toscane, battu par lesdeux fils de Berthe, quitta l’Italie pour ne plus y revenir.En 929 Hugo fut couronné roi d’Italie par l’archevêquede Milan.