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Tome premier.
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195
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ITALIENS.

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Lorsque Hugo débarqua à Pise, il y trouva tous lesducs et tous les marquis d’Italie , accourant à sa ren-contre; c’était à qui lui prodiguerait les plus vives dé-monstrations d’obéissance. Mais il ne s’y laissa pointtromper, sachant qu’il fallait lutter contre trois puis-sances d’autant plus terribles qu’elles s’alliaient sanscesse pour ne résister qu’à coup sûr. D’abord il avaità lutter contre les marches. En second lieu il fallait re-pousser les prétendants à l’empire. Enfin il avait àcombattre l’Eglise, qui secondait les marches et lesprétendants contre le roi. Hugo se chargea de com-battre les marches, les prétendants et l’Eglise. Le plusredoutable ennemi était dans les marches; Bérangeravait pardonné à la Toscane, à Spoleti et aux conspira-teurs de Vérone, et on l’avait assassiné; Hugo évita lafaute de la clémence, et terrifia la rébellion. Deux jugesconspiraient à Pavie, l’un est tué, l’autre aveuglé. EnToscane, il se méfie du marquis Lambert, son proprefrère, l’accuse d’être un fils supposé de sa mère, le dé-possède, l’aveugle et donne la marche à un autre de sesfrères, Boson. Peu content de Boson, qu’on accusait derapacité, il le remplace bientôt par un fils naturel.Par un coup d’Etat en 940, il s’empare des provincesd’Ivrée, de Camerino, de Spoleti; centres des révolu-| tions italiennes qui se trouvent ainsi anéantis. Plustard, Hugo veut aveugler le marquis d’Ivrée, Béranger,fils d’Hermengarde, la fille de l’empereur Béranger.Prévenu à temps parle fils même de Hugo, Bérangerpeut s’enfuir, mais il faut qu’il traverse les Alpes à pied,au cœur de l’hiver, avec sa femme Gilda grosse de huitmois. Les marches écrasées, les marquis perdus, Hugodominait les conspirations, qui du moins ne pouvaientplus se reproduire sous la vieille forme des marquisats.