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Tome premier.
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ITALIENS.

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pape pour prendre, au nom de l’empire la capitale dumonde, et ici la fortune le protège encore malgré lui.Elle immole le pape qui pourrait le compromettreet l’endormir. Marozia et Gui emprisonnent ce pontifequi les menace, et au bout de quelques jours il meurtde poison; son frère est assassiné; Léon VII ne règneque sept mois, Etienne VII ne règne que quelquesjours, le poison de l’aristocratie moissonne les chefsde l’Eglise , et Rome reste dans l’alliance naturelledu royaume. Enfin Marozia fait nommer pape sonpropre fils, Jean XI. Nouveau triomphe pour le roi, lepape ne pouvait plus être pape et passer au parti del’Eglise sans se révolter contre sa mère, sans l’écraser;par le mari de sa mère il se trouvait dans la familledu roi, le sang l’attachait à l’indépendance de Rome età celle du royaume.Par un dernier surcroît de bonheur,à la mort du frère du roi, Marozia, la mère du pape, ladogaresse , la reine de Rome, acceptait la main deHugo, qui se voyait ainsi maître du royaume et dogede Rome; depuis le temps des Goths, aucun roi nes’était élevé si haut en régnant en même temps sur laterre du pape et 4e l’empereur. Ce fut dans ce triomphej même que Hugo trouva sa défaite. Le parti national dei Rome avait secondé le mouvement du royaume] contre la révolution de l'Eglise et de l’empire ; il avaitimposé à la papauté des empereurs italiens, et livré ousoumis des papes à la famille de Théodora et de Maro-zia. Tant que le roi d’Italie luttait contre l’Eglise, iltrouvait dans l’aristocratie de Rome son alliée la plusfidèle ; en combattant pour le roi, elle combattait pourelle-même; en affranchissant le roi de la domination del’Eglise, elle s’affranchissait à son tour de la domina-tion des papes. Quand Hugo eut épousé Marozia, tout