Band 
Tome premier.
Seite
198
JPEG-Download
 

198

LES EMPEREURS

changea : le roi s’établit à Rome , l’alliance fut rem-placée parla fusion, le duché fut envahi parle royaume,opprimé comme une marche, et alors il résista au roi,qui devenait un conquérant. La grande marche deRome se trouva ainsi condamnée à jouer toute seulele rôle du pape , de l’empereur et de la révolution. Unjour l’un des fils de Marozia, Albéric , sert gauche-ment, peut-être insolemment, de l’eau au roi, il reçoitun soufflet : voilà le signal de la révolution. L’aristo-cratie s’insurge , Hugo est expulsé du duché , Albéricproclamé patricien de Rome. Il emprisonne sa mèrequi livrait la patrie, il fait garder à vue son frèreJean XI, qui pouvait seconder sa mère, et il accueillechez lui tous les ennemis du roi, pour les pousser àla révolution ; Rome devient le centre de toutes lesconspirations italiennes, et la première ennemie duroyume. Comme aux temps des Longobards, elle agileles marches, elle réveille les rivalités qui s’oubliaient;l’incendie se propage, embrase le royaume, et débordeau delà des confins de l’Italie pour continuer la révo-lution impériale et pontificale. Les prétendants se pré-sentent de nouveau, appelés par la conspiration desmarches. Rodolple, roi de Bourgogne, veut répéter l’ex-pédition de Rodolphe, son père, qui renversait Béranger.Il est redoutable, parce qu’il menace la Provence, etHugo le détourne de l’expédition en lui cédant des pro-vinces françaises. Ensuite arrive Arnold de Carinthie,appelé par un parti de la marche de Vérone. Il faut lecombattre, et ce n’est pas assez de remporter la victoire,il faut combattre Rome, le centre de la révolution contrele fléau du royaume. Hugo marche sur Rome, l’assiègeet ne pouvant la prendre offre sa propre fille à Albéric,qui l’accepte, et ne permet pas au roi de mettre le pied